Tranquillité

Tranquillité

Je vis au centre-ville et les incivilités de toutes sortes : poubelles et encombrants qui jonchent le sol, mégots, déjections canines, parkings sauvages, je connais et je les subis régulièrement.
Dans notre liste, nous sommes persuadés qu’il faut sensibiliser aux gestes écologiques indispensables, éviter les gaspillages et de fait respecter la nature et les autres. L’éducation des plus jeunes est essentielle dans ce domaine car c’est souvent eux qui peuvent interpeller leurs parents ou les adultes que nous sommes. Nous soutiendrons les actions de sensibilisation à ces questions en milieu scolaire.
Nous voulons aussi que les poubelles, les conteneurs de tri, les composteurs soient plus diversifiés, facilement accessibles dans les rues et sur les places afin d’être correctement utilisés. Nous reprendrons des actions régulières de sensibilisation à leur usage et d’avertissement mais si certains persistent à ne pas les utiliser correctement nous n’hésiterons pas à verbaliser.
Quant à l’insécurité pour ma part et pour une grande partie des citoyens c’est essentiellement un sentiment plus qu’une réalité.
Je rentre tard le soir et les groupes qui occupent la voie publique ne m’ont jamais ni agressé ni insulté même si j’ai tout de même parfois une appréhension, un sentiment qui ne saurait faire de Pamiers une ville infréquentable.
Mais il ne s’agit pas pour nous de nier que des actes répréhensibles existent avec des infractions à la loi, de la délinquance contre les biens et les personnes malheureusement, comme partout en France.
Mais à ceux qui veulent en faire un argument de campagne nous rappelons que Pamiers a un taux de délinquance inférieur à celui de la moyenne nationale et un taux de criminalité plus bas que les villes de même strate.
En revanche les actes de violence à l’intérieur des familles sont en augmentation et représente 1/3 des agressions totales. Ce qui est dramatique !
C’est pourquoi en toute responsabilité nous nous mobiliserons sur ces questions avec un renforcement du partenariat avec les services du conseil départemental et de l’État et un soutien financier et matériel pour les associations agissant dans ce domaine, en particulier en matière d’hébergement, d’éducation et de protection.
Nous pensons que la question de la tranquillité à Pamiers fait partie d’un projet d’ensemble.
Il faut proposer aux plus jeunes un accès facilité à la culture et aux sports ainsi qu’une participation à la vie de la société en leur permettant d’exprimer leur talent. Nancy et Françoise pour la culture, Noureddine et Thierry pour la jeunesse et le sport le développeront après moi.
Il nous faut œuvrer à la tranquillité publique par les liens entre les générations, par le dialogue et l’implication de tous les habitants avec des lieux de rencontre, la mise à disposition du matériel communal comme pour l’organisation de fêtes régulières dans les quartiers entre voisins.
Des lieux de conseil et d’écoute avec les animateurs, les médiateurs de rue, les travailleurs sociaux du Centre Communal d’Action Social formés à l’écoute bienveillante et capable d’orienter vers les services compétents afin que chaque administré se sente soutenu à se confier et à porter plainte le cas échéant.
Nous mettrons tout en œuvre pour lutter contre toutes les manifestations de discriminations que ce soit envers les personnes porteuses de handicap, les personnes âgées, les jeunes, les étrangers, les femmes par le dialogue mais aussi par le rappel à la loi quand cela s’avère nécessaire.
Avec toutes ces actions concrètes il n’y a pas nécessité d’augmenter le nombre des caméras qui est déjà de 27 et qui n’a pas prouvé son utilité.
Nous tenons à votre disposition un rapport récent de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) qui questionne la vidéo surveillance.
En ce qui concerne les policiers municipaux, nous maintenons que pour une ville de l’Ariège comme Pamiers, il ne faut en armer aucun.
C’est empiéter sur les fonctions et les missions de la police nationale qui, elle seule, est armée, formée et équipée. De plus ce choix d’armement des policiers municipaux est toujours un bon prétexte pour justifier un glissement des missions et des suppressions de postes dans la police nationale. A Pamiers rien ne justifie cette surenchère qui peut aussi avoir des effets d’escalade de la violence. Il y a enfin la question des coûts induits : investissements, formations, fonctionnements, sécurisation du stockage des armes et des munitions.
Nous voulons par contre que nos policiers municipaux soient présents sur tout le territoire appaméen, en proximité avec les habitant-es et en travail étroit et complémentaire avec les forces de l’ordre mais aussi avec des médiateurs de rue, des éducateurs et travailleurs sociaux du Centre Communal d’Action Sociale, connus et reconnus.
Pour cela nous redonnerons vie au conseil local de Prévention de la Délinquance qui réunit tous ces acteurs locaux.
Nous devons tous travailler à ce bien vivre ensemble en remettant de la vie dans Pamiers, en investissant les lieux mal fréquentés par des actions positives et en nous réappropriant la place publique.

Sonia Caumartin

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