Michèle Goulier se présente

Michèle Goulier se présente

Je m’appelle Michèle Goulier, nom bien ariégeois que m’a donné mon parisien de mari.
Je suis née ici.
Mon père Antoine Cucalon faisait les 3 /8 à l’usine Creusot-Loire, puis il allait travailler chez un sous-traitant puis il s’attaquait au jardin.
C’était un homme vaillant , fier et heureux de nourrir sa famille de sa sueur .
Ma mère, Marie, était aide-ménagère, ce qui permettait un petit plus à notre condition.
Ils m’ont appris le sens du travail ,  à apprécier le peu   qu’on avait et à avoir toujours de la volonté pour avancer dans la vie.
J’ai aimé la ville de mon enfance ,si vivante avec ses boutiques de chaussures, de robes de mariées, sa joyeuse quinzaine  commerciale en mai et les super affaires, ses radios crochets en soirée, la fête de Pamiers qui accueillait de nombreux  groupes et nous faisait rêver d’Italie ou d’Ecosse,  son grand loto de la Saint Sylvestre qui mobilisait toutes les salles tant l’affluence était grande (cafés, cinémas, MJC…).
Après des études de droit, j’ai passé des concours administratifs et je suis rentrée dans la grande famille des PTT ou la Poste pour les plus jeunes.
Je dirais que j’ai fait une « cure  » en région parisienne, 11 ans que je ne regrette pas .
A mon retour dans ma ville natale, j’ai vu l’installation des grandes surfaces, toujours plus grandes et loin du centre.
Chemin faisant, le centre-ville est devenu le centre-vide.
A 18h, c’est le couvre-feu, plus personne n’est dehors, c’est sûr il n’y a rien qui nous y attire.
Par mon éducation, mes parents et les valeurs qu’ils m’ont inculquées , par l’histoire de mes grand-parents, je suis de gauche.
Chacun a droit  à une place dans la société, il doit y participer par son travail , respecter les autres et les règles ; en contrepartie, la société lui doit cette place,elle doit être solidaire et bienveillante. L’exclusion et l’intolérance ne sont pas admises.
pourquoi à 60 ans, je me suis lancée en politique?
Tout simplement , comme dirait ma mère, « il y a du pain sur la planche ».
Pamiers s’est dégradé pour devenir une ville sinistre. Privée d’un fil conducteur commun, la population attend autre chose ,un réel sursaut, une nouvelle dynamique.
Enfin,  ce qui a été l’élément déclencheur pour moi , et qui doit nous inquiéter est l’hémorragie de l’offre médicale, peu  de généralistes, quasi plus de spécialistes. Ceux qui sont là ne sont plus tout jeunes. Qui va nous soigner à courte échéance ?
La moyenne d’âge des médecins de Pamiers est de 56 ans  aujourd’hui, comptez.
Rien n’a été fait, il faut s’y atteler d’urgence.

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